se souvenir de moi

Diaspora

A New York, les Armoricains parlent aux Américains

Le 25 mars 2014 par Julien Joly
Vue de Manhattan. Vue de Manhattan. (Julien Joly)

Julien Micault, 33 ans, est pâtissier… mais c’est avant tout le président de l’association BZH New York, qui regroupe les bretons de la Grosse Pomme. Catogan et marinière sous le pull, il nous attend à la terrasse d’un petit restaurant de l’East Village, à quelques jours de la Saint-Patrick.

Julien MicaultAr C’Hannad : Présentez-nous votre association…

Julien Micault : BZH New York a été créée en 2007 par quatre Bretons, à l’occasion de la venue du Bagad d’Auray pour la Saint-Patrick.

Le but de l’association est de promouvoir la culture bretonne aux Etats-Unis. Par exemple, on organise un fest-noz à l’occasion de la fête de la Bretagne, du 14 au 18 mai.

Cette année, nous voulons faire connaître la danse et la musique bretonnes dans les écoles américaines.

Depuis novembre de l’année dernière, on organise tous les mois un apéro breton, et des parties de belote depuis 6 ans ! On se retrouve dans un pub breton et on a même réussi à avoir du cidre.

Mais la communauté est plus ancienne que cela ?

Oui, certains bretons se sont même illustrés pendant la guerre d’Indépendance américaine !

Dans les années 70, Michelin a ouvert une usine à New York. Ca a attiré beaucoup de Bretons. D’autres ont fait fortune dans l’hôtellerie ou la restauration avant de rentrer au pays.

Beaucoup venaient de Gourin, à tel point qu’Air-France y a ouvert une agence. Les gens pouvaient acheter un billet New York-Gourin. Un car les prenait en charge à leur arrivée à Paris. Air France a même offert une réplique de la statue de la Liberté à cette ville.

Par la suite, il y a eu une grosse communauté associative dans les années 80. Les Bretons organisaient des bals, des pique-niques… ils avaient même leur propre équipe de foot, le Stade breton !

Tout ça s’est perdu à la fin des années 80, sauf le Stade breton qui est resté. A l’époque, on pouvait tout faire : créer un restaurant, monter une entreprise… c’était plus facile. Maintenant, si on n’a pas beaucoup d’argent, c’est compliqué.

Aujourd’hui, qui sont les Bretons qui viennent s’installer à New York ?

Ceux qui viennent sont surtout des jeunes qui débarquent et ne connaissent personne. Certains ont entendu parler de nous car on est passé dans l’émission Echappées Belles, sur France 5. Actuellement, on a 350 membres inscrits… et 2300 fans sur la page Facebook !

Nous avons toujours une équipe de foot, le Stade brestois New York, sponsorisée par le Stade brestois.

Quels sont les « endroits bretons » de la ville ?

Il y a des crêperies, comme le Café Triskell à Astoria. Ou encore le bistro Tout va Bien dont le père du gérant est breton. Toute la communauté allait là-bas dans les années 80 ! Et dans l’avenir, Fabienne Geffroy, une de nos membres (et ancienne directrice de l’école Diwan de Paris, NDLR), voudrait ouvrir une école bretonne…

Vous avez des liens avec les autres associations de communautés ?

On a beaucoup de liens avec la communauté irlandaise. Ca nous est arrivé de défiler ensemble pour la Saint-Patrick ! En ce qui concerne les régions françaises, notre association est la plus active avec celle des Alsaciens. Mais nous n’avons que très peu de projets en commun avec eux.

 

Aller + loin

Site de BZH New York

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

17 − treize =