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Société

Pourquoi les touristes espagnols adorent Rennes

Le 26 septembre 2013 par Julien Joly
Une visiteuse à l'Office de tourisme de Rennes. (CC Flickr LeafLanguages)

Accessible et dynamique, la capitale de la Bretagne séduit les voyageurs ibériques malgré la crise.

Ponctuels et réguliers comme des hirondelles, les touristes espagnols débarquent chaque été à Rennes, furetant dans la vieille ville ou dégustant un café en terrasse (¡ nada es más francés !).

Depuis six ans, ils sont devenus la première clientèle étrangère de l’Office de tourisme, place jusqu’ici tenue par les Britanniques.

« En juin, juillet et août, les espagnols représentent généralement 30% des demandes étrangères, confie Pascale Le Du, chargée de communication à l’Office de tourisme de Rennes. Ils aiment surtout le patrimoine, comme le Parlement de Bretagne ou les jardins du Thabor. Leurs guides nous décrivent aussi comme une ville jeune et animée, avec des terrasses… »

Pour répondre à la demande, l’Office de tourisme propose aux voyageurs « un plan guide balisé en espagnol, très prisé, qui présente l’essentiel de la ville. Nous avons aussi des audioguides en espagnol. »

Opération séduction

Il n’y a pas de profil type du touriste espagnol. Jeunes, âgés, en famille ou en couple, ils viennent en solo ou en voyage organisé. En 2012, ils représentaient 36% des groupes touristiques à Rennes.

Et la nouvelle liaison Barcelone-Rennes par avion, mise en place en avril ? Certes, elle n’a pas impacté les statistiques de l’Office de tourisme, mais elle n’en reste pas moins un autre symbole de l’amour que les Espagnols portent à Rennes. Durement impactés par la crise, ces derniers sont séduits par une destination facile d’accès et réputée peu chère comme la Bretagne. Des vols supplémentaires sont d’ores et déjà prévus.

De son côté, l’agglomération a lancé, mi-septembre, un appel d’offre pour promouvoir sa destination auprès du public espagnol. Une opération séduction que l’Office de tourisme pratique depuis longtemps : promotion auprès des autocaristes, rencontre sur place avec les agences de voyage, com’ sur Internet…

De quoi donner envie de devenir, à l’instar de Carlos Nuñez, « un Galicien en Bretagne » !

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